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Qui pour remplacer Michelle Obama ?

Aneline Mennella 22 mars 2016
Michelle Obama - CREDIT PHOTO : Gage Skidmore
22Mar

Dans la course au Bureau Ovale il y a les candidats, mais il y a aussi leurs conjoints. Des femmes et un homme plus ou moins investis dans la campagne et qui rêvent aussi de poser bagages à la Maison-Blanche.
Alors qui sont-elles-il ? Tour d'horizon des potentiel(le)s futur(e)s First Ladies and Gentleman.

Côté Démocrates

Bill Clinton

Difficile position que celle de Mister Clinton. Son expérience, sa popularité auprès de l’électorat hispanique, son charisme et son réseau au sein du Parti en font un atout de taille. Cependant, à près de 70 ans, l’ancien président (1993-2001) renvoie l’image d’un homme Bill Clinton - CREDIT PHOTO : Zach Frailey, The Free Pressdu passé, d’autant plus qu’en 15 ans, le Parti Démocrate n’est plus vraiment celui qu’il incarnait naguère. Et puis, il y a les casseroles qu’il traîne dans son sillage. En pôle position : ses frasques sexuelles avec l’inénarrable Monica Lewinsky. Autant d’éléments qui peuvent devenir de sérieux handicaps et dont l’ex First Lady semble avoir pris conscience. En témoigne l’intervention tardive et plutôt discrète de Bill dans la campagne de sa femme. Mais alors, si elle était élue, quel serait son rôle à lui ? « C’est un hôte formidable ! Il adore mener des visites guidées, il pourra parfaitement accueillir le public et leur faire découvrir la Maison-Blanche. En tant que végétarien, il pourra aussi veiller sur les menus » a-t-elle confié hilare à la chaîne NBC. Et la candidate de conclure (enfin) « Il pourra être, simplement, un bon conseiller en matière d’économie et de politique internationale ». Vlan !

Jane O’Meara Sanders

C’est la femme de l’ombre, ou plutôt l’ombre de Bernie Sanders. Depuis leur rencontre en 1981, le soir de l’élection de Bernie à la mairie de Burlington, elle est à ses côtés, en tant que femme, supportrice et conseillère. Relativement méconnue du grand public, elle n’en demeure pas moins appréciée, notamment parce Jane O'Meara Sanders - CREDIT PHOTO : Gage Skidmorequ’elle ressemble à Madame tout le monde. Étudiante, puis jeune mère (3 enfants d’un premier mariage), et de nouveau étudiante, elle mène de front études, maternité et petits boulots. Elle dirige le bureau des jeunes de Burlington, monte une maison des adolescents, une garderie ainsi qu’un programme de soutien scolaire. A 50 ans, elle obtient un doctorat en Leadership politique et dans l’enseignement. Elle préside également l’Université de Burlington (2004-2011), une période peu glorieuse pour elle puisque d’aucun l’accusent d’avoir ruiné l’établissement. En parallèle, Jane œuvre pour son mari et ses différentes campagnes : assistante administrative, porte-parole, conseillère en politique, chef de cabinet… Elle aurait également rédigé plus de 50 articles de lois pour le compte de Bernie. En 1995 elle confiait à The American Spectator : « Si je ne travaillais pas pour Bernie je ne le verrais jamais. »


Côté Républicains

Melania Knauss Trump

Melania Knauss Trump - CREDIT PHOTO : Glenn FrancisAncien top model de 45 ans, Melania Trump forme avec son milliardaire de mari un couple digne des Feux de l’amour. Née en 1970 en Slovénie, elle entame très jeune une carrière de mannequin et signe avec une agence milanaise à 18 ans. C’est en 1998 qu’elle rencontre Donald, en marge de la fashion week à New York. Six ans plus tard, ils se marient en grande pompe et en présence des époux Clinton à qui l’homme d’affaires verse régulièrement des dons pour leur fondation. Après la naissance de Barron, leur fils, elle lance des collections de bijoux et de cosmétiques. C’est en 2006 qu’elle obtient la nationalité américaine. Question politique, Melania semble aussi (in)expérimentée que son mari. Et si elle le soutient « à 100% », pas question d’être une bénie oui oui : « je lui donne très souvent mon opinion, je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit mais c’est normal » a-t-elle confié à CNN. Et quand Paris Match lui demande quelle est son implication dans la campagne de Donald, elle répond « Très simple : je suis une épouse et une mère. Quant à mon mari (…) ma préoccupation, quand il rentre à la maison, est de lui aménager un climat de paix et de tranquillité ». Mais se voit-elle en First Lady ? « Eh bien, je n’y pense pas ! » Évidemment…

Heidi Cruz

Elle est incontestablement l’arme pas si secrète de Ted Cruz. Femme d’affaires accomplie, son CV parle de lui-même. Fraîchement diplômée de la Harvard Business School et un MBA en poche (Maîtrise en administration des affaires), elle intègre l’équipe de campagne de Georges W. Bush (2000). C’est là Heidi Cruz - CREDIT PHOTO : Maverick Littlequ’elle rencontre son futur mari, lui aussi membre du staff. En 2003, elle intègre la nouvelle administration en tant qu’adjointe au Représentant spécial des États-Unis pour le Commerce puis devient directrice au Conseil de Sécurité Nationale pour l’hémisphère ouest. Deux ans plus tard, elle embrasse une carrière chez Goldman Sachs, jusqu’à en devenir l’une des cadres dirigeantes. Aujourd’hui en congés sans solde pour suivre la campagne de son époux, elle met sa « riche » expérience dans la finance au service de la levée de fonds qu’elle dirige. Toutefois, cette brillante carrière pourrait aussi desservir le couple. À commencer par le nom de l’employeur de Karen, Goldman Sachs, acteur majeur de la crise des subprimes. Pour la petite histoire, Ted Cruz bénéficiait de l’assurance maladie de sa femme. Or, qui dit congés sans solde, dit plus d’assurance maladie. Ted Cruz pourrait donc bien souscrire à l’Obamacare qu’il a pourtant sévèrement combattu.

Karen Waldbillig Kasich

Elle n’est clairement pas la plus impliquée des potentielles futures First Ladies. « Il veut faire campagne et je veux qu’il le fasse, mais c’est pas mon truc. La politique, c’est pas mon truc » confiait-elle à la presse en décembre dernier. Une posture qui aurait même dissuadé John Kasich de se présenter lors des précédents scrutins présidentiels. Cependant, cette attitude n’est pas forcément un handicap, car la raison de ce Karen Waldbillig Kasich - CREDIT PHOTO : Local Mattersretrait n’est autre que la famille, un mot et une institution sacrés pour les Américains. « Je sais que l’équipe de campagne aimerait que je sois là plus souvent mais j’ai des adolescentes (ndlr : des jumelles de 16 ans) qui n’ont pas leur permis de conduire et qui doivent aller au tennis, au foot, à l’école et qui ont besoin d’être accompagnées dans leur scolarité. » Ancienne vice-présidence de GSW Worldwide, une agence de conseil en assurance maladie, elle a démissionné pour devenir mère au foyer, deux ans après la naissance de ses filles. Depuis, elle s’investit corps et âme dans le fitness et le bien-être des enfants et des femmes. Véritable « fitness freak » selon ses propres termes, elle a instauré dans son État de l’Ohio des programmes extrascolaires de soutien, de mentorat, de sport et de dialogue avec les jeunes, les parents et les enseignants.

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